Voir aussi
Les cours du pétrole ont chuté brusquement à la suite d’informations selon lesquelles les États-Unis et l’Iran pourraient conclure dès aujourd’hui un accord temporaire sur le détroit d’Hormuz. Le président Trump a déclaré que les parties avaient connu une journée de négociations très productive et que l’issue pourrait être connue dans les 48 heures. La formulation de Trump, selon laquelle le détroit « sera bientôt ouvert », est devenue le principal déclencheur de la baisse des prix, même s’il a aussitôt ajouté un avertissement : si aucun accord ne peut être trouvé, l’Iran recevra « le coup le plus dur ».
Selon Axios, les détails deviennent assez clairs. Les États-Unis, l’Iran et Oman se préparent à annoncer un accord temporaire de 60 jours. Le mécanisme de passage par le détroit serait bilatéral : les navires pourront entrer dans le golfe Persique en empruntant les eaux territoriales iraniennes et en sortir par les eaux omanaises, en coordination avec Téhéran. L’aspect financier de l’accord est également important : aucun droit maritime ni tarif ne sera prélevé, ce qui supprime l’un des principaux points de blocage de ces derniers mois, l’Iran ayant à plusieurs reprises insisté sur son droit de facturer le passage des navires dans les eaux qu’il contrôle.
L’accord prévoit également une perspective plus long terme. Au cours des 30 premiers jours, les parties prévoient de déminer le couloir central de navigation et de commencer les préparatifs en vue d’un accord permanent. Il s’agit d’un point crucial : l’accord temporaire de 60 jours n’est pas conçu comme une fin en soi, mais comme une phase de transition vers un accord global et durable, et le déminage du couloir central doit constituer une confirmation concrète, et pas seulement diplomatique, de la désescalade.
La structure de l’accord, qui combine une normalisation immédiate du trafic maritime avec la menace de nouvelles frappes en cas de rupture, reflète un schéma caractéristique de toute l’histoire de ce conflit : les périodes de progrès diplomatique ont invariablement été accompagnées de menaces militaires parallèles destinées à maintenir la pression sur Téhéran jusqu’au moment de la signature. Les prochaines 48 heures, que Trump lui-même a indiquées comme délai pour clarifier la situation, seront déterminantes pour savoir si l’optimisme actuel se traduira par un accord réel ou si le conflit retombera dans le cycle bien connu de l’escalade et des négociations.
En ce qui concerne la configuration technique actuelle du pétrole, les acheteurs doivent franchir la première résistance à 76,30 $. Cela fixera un objectif à 78,70 $, un seuil au-dessus duquel il sera assez difficile de progresser. L’objectif le plus éloigné se situera dans la zone des 80,51 $. En cas de repli du prix du pétrole, les vendeurs tenteront de reprendre la main à 73,79 $. En cas de succès, une cassure de cette zone pourrait porter un sérieux coup aux positions acheteuses et faire reculer le pétrole vers un creux à 71,69 $, avec un potentiel de baisse jusqu’à 69,58 $.