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La Réserve fédérale a conclu sa réunion de deux jours mercredi soir, et il en est ressorti que la banque centrale américaine a décidé de maintenir son taux d’intérêt inchangé, signalant un risque élevé d’accélération de l’inflation et écartant toute possibilité d’assouplissement monétaire face à la montée des prix. Il s’agit assurément d’une information importante, qui influencera directement le taux de change du dollar à l’avenir, une fois que les questions géopolitiques se seront effacées des unes. Toutefois, à mon sens, l’événement le plus déterminant a été le discours de Powell. Non seulement ses déclarations sur les décisions prises ou sur les perspectives de l’économie américaine, mais surtout son annonce de sa volonté de rester au Board of Governors de la Fed au moins jusqu’en 2028.
Plus tôt, des informations avaient circulé selon lesquelles Jerome Powell quitterait son poste le 15 mai, tout en pouvant rester l’un des gouverneurs, puisqu’il avait auparavant été confirmé pour un mandat de 14 ans. Mercredi, le président de la Fed a confirmé ces informations. Powell a déclaré qu’il n’avait pas l’intention de quitter la banque centrale à l’issue de son mandat de président, du moins pas avant la clôture complète de l’enquête du Department of Justice.
Je rappelle que Powell fait toujours l’objet d’une enquête pénale pour avoir prétendument fourni un faux témoignage au Congrès au sujet du budget destiné aux travaux de rénovation des bâtiments de la Fed. Cette enquête a été initiée par Donald Trump, qui estime que Powell a dépensé personnellement trop d’argent des contribuables américains pour ces travaux. Il est à noter que Trump est, en revanche, tout à fait disposé à dépenser des milliards de dollars pour la guerre avec l’Iran. Toutefois, ce qui est permis à l’un ne l’est pas aux autres.
Les acteurs du marché comprennent parfaitement que la seule raison de l’enquête visant Powell est la volonté de Trump de le destituer de la Fed. Selon le président américain, Powell est l’unique responsable des taux élevés, ce qui conduit à une croissance économique plus lente qu’elle ne pourrait l’être. Peu importe que Powell ne prenne pas seul les décisions sur les taux ; la majorité du comité du FOMC partage les vues de Powell en matière de politique monétaire.
Ainsi, les déclarations faites par le président du FOMC mercredi soir constituent un défi à Trump, une démonstration destinée à faire comprendre au président qu’il ne pourra pas imposer son contrôle sur la banque centrale ni manipuler les taux à sa convenance. D’après la plupart des économistes, si Powell reste au conseil, son influence sur les autres gouverneurs sera plus importante que celle du nouveau président de la Fed, Kevin Warsh.
Sur la base de l’analyse réalisée de EUR/USD, je conclus que l’instrument reste inscrit dans un segment haussier de la tendance (comme le montre l’illustration ci‑dessous), mais qu’à court terme il a commencé à former un segment baissier. La structure impulsive en cinq vagues étant achevée, mes lecteurs peuvent s’attendre à une hausse des prix au cours de la semaine ou des deux semaines à venir, avec des objectifs autour de 1,1568 et 1,1666, ce qui correspond aux niveaux de Fibonacci de 23,6 % et 38,2 %. Les évolutions ultérieures de l’instrument dépendront principalement des événements au Moyen‑Orient.
La structure en vagues de l’instrument GBP/USD est devenue très complexe et difficile à lire. Nous observons désormais une structure baissière en sept vagues sur les graphiques, ce qu’elle n’est certainement pas. Il est très probable qu’il y ait une extension ou une complication au sein de l’une des vagues. Cependant, cela ne clarifie pas l’analyse en vagues. Si la structure des vagues a déjà été compliquée au point de devenir illisible, elle peut se compliquer à nouveau à plusieurs reprises. Par conséquent, je pense que nous devrions nous concentrer sur l’analyse en vagues de l’instrument EUR/USD, qui apparaît beaucoup plus lisible. Il est également crucial de ne pas négliger le facteur géopolitique, qui pourrait à tout moment entraîner les deux instruments dans une nouvelle phase de baisse. Si cela ne se produit pas, l’euro et la livre peuvent envisager une progression dans le cadre d’un mouvement correctif.